Armelle BLARY - La chaise(sculpture)

Une chaise sur laquelle nul ne peut s'asseoir. Une chaise qui aurait abandonné sa fonction première, et qui développe ses bras comme pour capter l'absence du corps qui devrait être là, à attendre.

Florence KUTTEN - NON(sculpture)

Ce meuble industriel nous rappelle l'origine physique du travail mais aussi la volonté de puissance qu'exacerbe l'animalité des cornes de buffle.
« L'établi » et son étau rappelle la notion d’establishment. Savoir dire « NON » permet de distendre voire de déconstruire les liens du pouvoir

Thierry PERTUISOT - Paysage corpusculaire II(peinture)

Les Paysages corpusculaires sont l'expression d'une métaphore usuelle et récurrente dans l’histoire de la peinture. Corpusculaires car liés bien entendu à la question de l'incarnation dans le processus pictural, et Paysages puisqu’ils représentent la déconstruction de l'espace du corps dans la fenêtre du tableau.

Rémy TREVISAN - Reflet (danse)(peinture)

L'oeuvre de Rémy Trevisan explore les possibilités d’expression de formes non figuratives. L'artiste considère ses recherches sur des formes pures et des couleurs comme une démarche qui reflètent le questionnement essentiel de l'être humain sur sa raison d’être, sur les fins dernières de son existence.
Mais pour que le spectateur puisse le suivre dans ce cheminement, il faut une disponibilité qui lui permette de faire un temps d’arrêt, oubliant le rythme frénétique de notre temps : l'objectif est de passer de la simple perception de l'oeuvre à la vision contemplative, de recevoir le message de l'artiste en quête d'une rencontre avec le Soi, miroir de l'univers.

Dyptique – Acrylique, technique mixte sur toile, 2007-2008

Rémy TREVISAN - Eté, jardin rouge(peinture)

Rémy Trévisan est particulièrement attentif à la qualité spatiale de son œuvre. A la différence des tableaux conventionnels, ses œuvres n'entraînent pas le regard dans un continuum de profondeur, qu'il soit ou non investi par des objets figuratifs ou des formes abstraites. Au lieu de cela, on est exposé à un jeu d’optique raffiné, où les rapports entre les objets et l'espace, entre l'avant et l'arrière, entre le tangible et la profondeur, entre matérialité s'inversent en chaque point de l'image.

Thierry PERTUISOT - Géographies variables(peinture)

Les Géographies variables, peintures polymorphiques sur toile libre, sont présentées à la manière des écrans de projection. Ces écrans interrogent la représentation traditionnelle, nature morte et paysage notamment. Laisser l’objet au-delà de l’image figurative dans une brutalité épiphanique. Le peintre travaille la surface comme apparition décadrée, désassujettie.
L’œil interprète ces Géographies variables à partir de ses référents subjectifs et culturels: surprise de la matière offerte, surprise d’une surface peinte délivrée des rapports de perspective et offrant des mixités improbables en expansion fractale. L’artiste s’est appliqué à mettre en forme un sentiment vertigineux de la présence, sorte d’abstraction concrète qui échappe à l’illusion phénoménale sans rien céder de la réalité.

Armelle BLARY - Chaussure(sculpture)

Chaussure ; ou plutôt idée de chaussure.
Innombrables fils.
L'escarpin se dessine, apparaît et semble flotter dans son halo hérissé. Sa forme n'est pas arrêtée : elle cherche sa dynamique dans l'espace qui l'entoure en dialoguant avec le vide ainsi capturé. Un effleurement du sol qui laisse en suspens la question de l'empreinte.

Ivan POLLIART - Gargouille(vidéo)

Cette installation vidéo répond tout à fait au thème de philosophie de classe préparatoire sur « la Vie ».
Il faut écouter ce souffle rauque et inquiétant et s'étonner de cette respiration de la pierre, comme si la vie avait gagné sur l'inertie de la matière.

Sylvia LACAISSE - Hermès(sculpture)

ou plus précisément, une partie physique et symbolique du héros de la mythologie grecque : son pied droit muni d’une sandale ailée.
La question qui se pose immédiatement au spectateur est la suivante : Hermès prenant son envol ou Hermès se posant ? Il est difficile de trancher, le dilemme est parfait, le sculpteur ayant choisi de garder le mystère ; on ne peut que constater un mouvement figé dans la pierre, on ne peut que deviner deux tendances possibles, l'une ascendante et l'autre descendante.
Hermès donc entre grâce et pesanteur, entre ciel et terre.
Hermès, le plus salutaire des dieux, posé dans un équilibre éphémère sur une pierre et se livrant pour une poignée de secondes à la curiosité du voyageur dont il est le dieu protecteur. La plaque de verre, peut-être une évocation de la mer et du voyage, apaise la matérialité brute de la pierre et accentue la spiritualité du corps.
Hermès, le dieu danseur, saisi dans un geste fugitif par L'intuition de l'artiste.

Olivia Bianchi, docteur en philosophie

Christian LAPIE - Dans le silence des pierres(dessin)

L'œuvre de Christian Lapie questionne notre mémoire individuelle et collective.
Ses installations de figures spectrales naissent de lieux choisis, empreints d'histoire, quel que soit le continent, ces figures sans bras ni visage, monumentales et puissantes, interrogent et déstabilisent. Tout comme opèrent les petits tirages en bronze qu'il en a déduit, voire toute cette production de dessins qui accompagne ses sculptures, non dans une manière mimétique mais dans un écho de leur présence.